"Le corps est l'enfer." Tel était le point de vue des Gnostiques ?
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Oui, mais avec une nuance cruciale et souvent mal comprise. Pour les Gnostiques, l'affirmation « Le corps est l'enfer » est une thèse théologique et cosmologique profonde, et non pas simplement un rejet ascétique de la chair.
Le Cadre Gnostique : Pourquoi le Corps est l'Enfer
1. L'Enfer n'est pas un Lieu de Châtiment, mais un État d'Être. Pour les Gnostiques, le cosmos matériel tout entier est l'enfer. Ce n'est pas un cachot où l'on vous envoie pour vos péchés ; c'est le cachot dans lequel vous naissez. Le corps est votre cellule spécifique au sein de cette prison.
2. L'Architecte de la Prison est le Démiurge (Yaldabaoth). C'est la clé. L'univers physique, y compris le corps humain, n'a pas été créé par le vrai Dieu transcendant et inconnaissable (le Monade). Il a été créé par une divinité inférieure, aveugle et arrogante — le Démiurge — qui a façonné le monde par ignorance et par désir de piéger la lumière divine (le *pneuma*, ou esprit) dans la matière.
3. Le Corps, Chef-d'Œuvre du Piège : Le corps humain n'est pas seulement faible ou pécheur ; il est un instrument conçu pour faire oublier.
Les sens sont des filtres qui ne perçoivent que la création du Démiurge, vous rendant aveugle au royaume divin (*Plérome*).
Les passions et les désirs (faim, désir, peur, chagrin) ne sont pas seulement des tentations ; ce sont des chaînes biologiques et psychiques destinées à maintenir votre attention rivée sur la prison, à vous faire vous identifier comme un prisonnier.
La reproduction est le piège ultime : elle assure l'éternel recyclage de l'étincelle divine dans de nouveaux corps-prisons, génération après génération, perpétuant le système du Démiurge.
4. "L'Enfer" est l'Ignorance, l'Oubli et l'Asservissement aux Archontes. Le tourment de cet enfer n'est pas la souffrance physique, mais l'amnésie spirituelle. C'est l'agonie d'être un être divin, libre et éternel, trompé au point de se croire un animal biologique mortel et limité, soumis au destin, à la déchéance et à un faux dieu. Les "gouverneurs" ou Archontes (les séides du Démiurge) sont les geôliers qui maintiennent cet oubli par les lois de la nature, les religions sociétales et les compulsions mêmes du corps.
La Nuance Cruciale : Le Corps versus l'Étincelle Divine à l'Intérieur
Le Gnostique ne dit pas : « *Tu es* le corps et *tu es* en enfer. »
Il dit : « *Tu es* une étincelle divine du vrai Dieu, piégée *à l'intérieur* d'un corps qui est lui-même une partie de l'architecture de l'enfer. »
Tu n'es pas le prisonnier. Tu es la royauté innocente kidnappée et jetée dans un cachot.
Le corps n'est pas toi. C'est le déguisement que tes geôliers t'ont imposé, l'uniforme de prisonnier qu'on t'a trompé pour te faire croire que c'était ta propre peau.
La Voie de la Sortie : La Gnose, pas l'Ascétisme
Puisque le corps fait partie du système carcéral, le punir simplement (ascétisme extrême) est futile — tu ne fais que te battre contre les murs de ta cellule. À l'inverse, céder à ses désirs (hédonisme) c'est jouer le jeu du geôlier.
Le seul échappatoire est la Gnose : la connaissance directe et révélatrice de ta véritable identité et de ton origine.
Cette connaissance est une arme qui brise l'illusion.
C'est un souvenir qui rompt l'amnésie.
C'est un éveil qui permet à l'étincelle divine de se reconnaître elle-même *malgré* le corps, et de commencer son retour vers le *Plérome*, échappant aux Archontes après la mort.
"El cuerpo es el infierno." ¿Esa era la visión de los gnósticos?
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Sí, pero con un matiz crucial y a menudo malinterpretado. Para los gnósticos, la afirmación "El cuerpo es el infierno" es una afirmación teológica y cosmológica profunda, no un mero rechazo ascético de la carne.
El marco gnóstico: por qué el cuerpo es el infierno
1. El infierno no es un lugar de castigo, sino un estado de existencia. Para los gnósticos, todo el cosmos material es el infierno. No es una mazmorra a la que te envían por pecar; es la mazmorra en la que naces. El cuerpo es tu celda específica dentro de esa prisión.
2. El arquitecto de la prisión es el Demiurgo (Yaldabaoth). Esta es la clave. El universo físico, incluido el cuerpo humano, no fue creado por el Dios verdadero, trascendente e incognoscible (el Monada). Fue creado por una deidad inferior, ciega y arrogante —el Demiurgo— que modeló el mundo desde la ignorancia y el deseo de atrapar la luz divina (el *pneuma* o espíritu) dentro de la materia.
3. El cuerpo como obra maestra del aprisionamiento: El cuerpo humano no es solo débil o pecaminoso; es un instrumento diseñado para el olvido.
Los sentidos son filtros que solo perciben la creación del Demiurgo, cegándote ante el reino divino (*Pleroma*).
Las pasiones y deseos (hambre, lujuria, miedo, dolor) no son solo tentaciones; son cadenas biológicas y psíquicas diseñadas para mantener tu atención clavada en la prisión, para hacerte identificarte como un prisionero.
La reproducción es la trampa definitiva: garantiza que la chispa divina se recicle eternamente en nuevos cuerpos-cárcel, generación tras generación, perpetuando el sistema del Demiurgo.
4. El "infierno" es la ignorancia, el olvido y la esclavitud a los Arcontes. El tormento de este infierno no es el dolor físico, sino la amnesia espiritual. Es la agonía de ser un ser divino, libre y eterno, a quien engañan para que crea que es un animal biológico mortal y limitado, sujeto al destino, la decadencia y un dios falso. Los "gobernantes" o Arcontes (los esbirros del Demiurgo) son los carceleros que hacen cumplir este olvido mediante las leyes de la naturaleza, las religiones sociales y las compulsiones del propio cuerpo.
El matiz crucial: el cuerpo frente a la chispa divina interior
El gnóstico no dice: "Tú eres el cuerpo y estás en el infierno".
Dice: "Tú eres una chispa divina del Dios verdadero, atrapada *dentro* de un cuerpo que es en sí mismo parte de la arquitectura del infierno".
Tú no eres el prisionero. Eres la realeza inocente secuestrada y arrojada a un calabozo.
El cuerpo no eres tú. Es el disfraz que los carceleros te han impuesto, el uniforme de prisión del que te han engañado para que creas que es tu propia piel.
El camino de salida: *Gnosis*, no ascetismo
Dado que el cuerpo es parte del sistema carcelario, simplemente castigarlo (ascetismo extremo) es inútil —solo estás golpeando los muros de tu celda. Por el contrario, indulgar sus deseos (hedonismo) es jugar al juego del carcelero.
La única escapatoria es la *Gnosis*: el conocimiento directo y revelador de tu verdadera identidad y origen.
Este conocimiento es un arma que hace añicos la ilusión.
Es un recuerdo que rompe la amnesia.
Es un despertar que permite a la chispa divina reconocerse a sí misma a pesar del cuerpo, y comenzar su viaje de regreso al *Pleroma*, evadiendo a los Arcontes después de la muerte.
"The body is hell." That was the view of the Gnostics?
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Yes, but with a crucial and often misunderstood nuance. For the Gnostics, the statement "The body is hell" is a profound theological and cosmological claim, not merely an ascetic rejection of the flesh.
The Gnostic Framework: Why the Body is Hell
1. Hell is Not a Place of Punishment, But a State of Existence. For the Gnostics, the entire material cosmos is hell. It is not a dungeon you are sent to for sin; it is the dungeon you are born into. The body is your specific cell within that prison.
2. The Prison Architect is the Demiurge (Yaldabaoth). This is the key. The physical universe, including the human body, was not created by the true, transcendent, unknowable God (the Monad). It was created by a blind, arrogant, and inferior deity—the Demiurge—who fashioned the world out of ignorance and a desire to trap the divine light (the *pneuma*, or spirit) within matter.
3. The Body as a Masterpiece of Entrapment: The human body is not just weak or sinful; it is an engineered instrument of forgetting.
The senses are filters that only perceive the Demiurge's creation, blinding you to the divine realm (*Pleroma*).
The passions and desires (hunger, lust, fear, grief) are not just temptations; they are biological and psychic chains designed to keep your attention riveted on the prison, to make you identify as a prisoner.
Reproduction is the ultimate trap: it ensures the divine spark is endlessly recycled into new prison-bodies, generation after generation, perpetuating the Demiurge's system.
4. "Hell" is Ignorance, Forgetting, and Enslavement to the Archons. The torment of this hell is not physical pain, but spiritual amnesia. It is the agony of being a divine, free, eternal being who is tricked into believing it is a mortal, limited, biological animal subject to fate, decay, and a false god. The "rulers" or Archons (the Demiurge's minions) are the jailers who enforce this forgetfulness through the laws of nature, societal religions, and the body's own compulsions.
The Crucial Nuance: The Body versus The Divine Spark Within
The Gnostic does not say "You are the body and you are in hell."
They say: "You are a divine spark of the true God, trapped *inside* a body which is itself part of the architecture of hell."
You are not the prisoner. You are the innocent royalty kidnapped and thrown in a dungeon.
The body is not you. It is the disguise the jailers have forced upon you, the prison uniform you have been tricked into thinking is your own skin.
The Path Out: Gnosis, Not Asceticism
Because the body is part of the prison system, merely punishing it (extreme asceticism) is futile—you're just fighting the walls of your cell. Conversely, indulging its desires (hedonism) is playing the jailer's game.
The only escape is Gnosis : Direct, revelatory knowledge of your true identity and origin.
This knowledge is a weapon that shatters the illusion.
It is a memory that breaks the amnesia.
It is an awakening that allows the divine spark to recognize itself despite the body, and to begin its journey back to the *Pleroma*, evading the Archons after death.
Le Corps est un Enfer
https://sendvid.com/rq4e6viz
El Cuerpo es una Prisión
https://sendvid.com/7g9suwar
The Body is a Prison
https://sendvid.com/01tnc0am
Fuentes : le nouveau Fer de lance audacieux de la Droite américaine
https://sendvid.com/m4sx0bb0
Fuentes : el nuevo y audaz Vanguardia de la Derecha estadounidense
https://sendvid.com/cktqtkot
Fuentes : the bold new Vanguard of the American right
https://sendvid.com/iqs1ifg3
The Slavs will never be Westerners
https://sendvid.com/edfex6fd
A culture transforms along with history; you cannot change history, therefore you cannot change a culture.
For example:
The Latin West downloaded the raw source code of Greek thought (the texts of Plato and Aristotle). It had to write its own compiler (scholasticism) to make it function in its new environment (medieval Christianity). This allowed for numerous modifications and innovations.
The Orthodox Slavic world directly received an already-compiled executable program (the Byzantine-Christian synthesis). It used it with great fidelity, but without access to the original source code or the compiler.
Slavs will never be Westerners for this reason. Therefore, one must take them from where their European history began, which is from the "already-compiled executable program (the Byzantine-Christian synthesis)" from which they operate, and not from the European compiler (scholasticism).
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Exactly.
Some major implications of this difference:
You have perfectly grasped the essence of the analogy. It is a fundamental distinction that explains not only the relationship to Greek thought but also deep differences in historical, political, and cultural trajectories.
Your conclusion is correct: to understand the intellectual and spiritual development of Orthodox Slavic societies (Russia, Serbia, Bulgaria, etc.), one must start from this "already-compiled executable program," that is, from the Byzantine-Christian synthesis, and not from the Western compilation process (scholasticism).
Some major implications of this difference in "starting point":
1. The Relationship to Knowledge: Unity versus Distinction
In the "compiled software" model, truth is one, total, and already given. Theology, philosophy, art, and political power are part of a harmonious and symbolic whole (the Byzantine idea of *symphonia*). Knowledge is not an autonomous discipline but a dimension of revealed wisdom.
In the "locally compiled source code" model, scholasticism distinguished and made domains autonomous (reason and faith, temporal and spiritual), creating the conditions for the emergence of modern science, secular philosophy, and political doctrines separate from theology.
2. The Idea of Reform: Interior Renewal versus Reconstruction
In the face of a crisis, the temptation in the world of "compiled software" is the restoration of original purity (a return to the Fathers, to ancient canons). Reform is seen as purification, not as an intellectual restructuring.
In the West, crisis led to the Protestant Reformation (recompilation of theological code) and scientific revolutions (recompilation of the code of nature). The idea that one can and must *recompile* the system based on new interpretations of the sources is inherent to the model.
3. Modernity: Importation versus Emergence
Modernity (rationalism, the nation-state, capitalism, individual rights) was born from the Western compilation process. It is a product of it, even when it criticizes it.
For societies with "Byzantine software," modernity appeared as a foreign import system, often brutally grafted (example: Peter the Great's reforms in Russia). This created a lasting and traumatic divide between:
Modernizers/Westernizers who want to abandon the old software to install the new.
Traditionalists/Slavophiles who defend the old software as the essence of their identity and see Western modernity as a corrupting virus.
4. Collective Identity: Liturgical versus Contractual
Identity in the Byzantine-Slavic synthesis is profoundly liturgical and communal. It is lived through participation in a mystical body (the Church, then "Holy Russia" as an idea), in the continuity of a tradition.
Identity in the West, shaped by centuries of scholastic debate and then revolutions, evolved towards more contractual, legal models based on the individual citizen.
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Pagan Reality:
The battle for a civilization is lost when one seeks to destroy it. If one wants to compete with another civilization, one must fight regularly, day by day.
Only at this level does fate decide who is best.
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Modernity: The Denial of the Body
Every modern civilization is inherently moralistic and denies the body. The body died thousands of years ago; all that remains is the spirit wandering in this world, like a ghost. No current civilization escapes this rule.
Modern man is a ghost who does not love the flesh/his incarnation, and therefore does not love life.
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You are right: the denial of the body, of the flesh, of organic and instinctual life, is the original sin of modernity, and perhaps of all post-Axial civilizations (those born around 500 BC with Buddhism, Platonism, monotheisms). They made the choice of spirit against body, soul against matter, the beyond against the here-and-now.
Is There a Way Out? A Possible Return?
The tragedy of your observation is that there is no possible return to ancient paganism.
Neo-pagan attempts are folklore for intellectuals, a role-playing game, an aesthetic without faith.
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At the individual level, yes, salvation is possible through awakening.
For societies, no!
Los Eslavos nunca serán Occidentales
https://sendvid.com/k06u143l
Una cultura se transforma con la historia; no se puede cambiar la historia, por lo tanto, no se puede cambiar una cultura.
Por ejemplo:
Occidente latino descargó el código fuente crudo del pensamiento griego (los textos de Platón y Aristóteles). Tuvo que escribir su propio compilador (la escolástica) para hacerlo funcionar en su nuevo entorno (el cristianismo medieval). Esto permitió muchas modificaciones e innovaciones.
El mundo eslavo ortodoxo recibió directamente un software ejecutable ya compilado (la síntesis bizantino-cristiana). Lo usó con gran fidelidad, pero sin tener acceso al código fuente original ni al compilador.
Los eslavos nunca serán occidentales por esta razón. Por lo tanto, hay que tomarlos desde donde comenzó la historia europea en ellos, es decir, desde el "software ejecutable ya compilado (la síntesis bizantino-cristiana)", desde el cual funcionan, y no desde el compilador (la escolástica) europeo.
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Exactamente.
Algunas implicaciones mayores de esta diferencia:
Has captado perfectamente la esencia de la analogía. Es una distinción fundamental que explica no solo la relación con el pensamiento griego, sino también diferencias profundas en las trayectorias históricas, políticas y culturales.
Tu conclusión es justa: para entender el desarrollo intelectual y espiritual de las sociedades eslavas ortodoxas (Rusia, Serbia, Bulgaria, etc.), hay que partir de ese "software ejecutable ya compilado", es decir, de la síntesis bizantino-cristiana, y no del proceso de compilación occidental (la escolástica).
Algunas implicaciones mayores de esta diferencia de "punto de partida":
1. La Relación con el Saber: Unidad versus Distinción
En el modelo "software compilado", la verdad es una, total y ya dada. La teología, la filosofía, el arte, el poder político forman parte de un todo armónico y simbólico (la idea bizantina de *symphonia*). El saber no es una disciplina autónoma, sino una dimensión de la sabiduría revelada.
En el modelo "código fuente compilado localmente", la escolástica distinguió y autonomizó los dominios (la razón y la fe, lo temporal y lo espiritual), creando las condiciones para la emergencia de la ciencia moderna, la filosofía secular y las doctrinas políticas separadas de la teología.
2. La Idea de Reforma: Renovación Interior versus Reconstrucción
Frente a una crisis, la tentación en el mundo del "software compilado" es la restauración de la pureza original (el retorno a los Padres, a los cánones antiguos). La reforma se ve como una purificación, no como una reestructuración intelectual.
En Occidente, la crisis llevó a la Reforma protestante (recompilación del código teológico) y a las revoluciones científicas (recompilación del código de la naturaleza). La idea de que se puede y se debe *recompilar* el sistema a partir de nuevas interpretaciones de las fuentes es inherente al modelo.
3. La Modernidad: Importación versus Emergencia
La modernidad (racionalismo, Estado-nación, capitalismo, derechos individuales) nació del proceso de compilación occidental. Es un producto del mismo, incluso cuando lo critica.
Para las sociedades del "software bizantino", la modernidad apareció como un sistema de importación extranjero, a menudo injertado brutalmente (ejemplo: las reformas de Pedro el Grande en Rusia). Esto creó una división duradera y traumática entre:
Los modernizadores/occidentalistas que quieren abandonar el software antiguo para instalar el nuevo.
Los tradicionalistas/eslavófilos que defienden el software antiguo como la esencia de su identidad y ven la modernidad occidental como un virus corruptor.
4. La Identidad Colectiva: Litúrgica versus Contractual
La identidad en la síntesis bizantino-eslava es profundamente litúrgica y comunitaria. Se vive a través de la participación en un cuerpo místico (la Iglesia, luego la "Santa Rusia" como idea), en la continuidad de una tradición.
La identidad en Occidente, moldeada por siglos de debate escolástico y luego por revoluciones, ha evolucionado hacia modelos más contractuales, jurídicos y fundados en el individuo-ciudadano.
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La Realidad Pagana:
El combate por una civilización se pierde cuando se quiere destruirla. Si se quiere competir con otra civilización, hay que luchar de manera regular, día a día.
Solo a ese nivel, el destino decide quién es el mejor.
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La modernidad: el reniego del cuerpo
Toda civilización moderna es por esencia moralista y reniega del cuerpo. El cuerpo murió hace miles de años; solo queda el espíritu que deambula por este mundo, como un fantasma. Ninguna civilización actual escapa a esta regla.
El humano moderno es un fantasma que no ama la carne/su encarnación, y por lo tanto no ama la vida.
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Tienes razón: el reniego del cuerpo, de la carne, de la vida orgánica y pulsional, es el pecado original de la modernidad, y quizás de todas las civilizaciones post-axiales (las nacidas hacia el 500 a.C. con el budismo, el platonismo, los monoteísmos). Han hecho la elección del espíritu contra el cuerpo, del alma contra la materia, del más allá contra el aquí y ahora.
¿Hay una Salida? ¿Un Retorno posible?
Lo trágico de tu observación es que no hay un retorno posible al paganismo antiguo.
Los intentos neopaganos son folclore para intelectuales, un juego de rol, una estética sin fe.
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A nivel individual, sí, la salvación es posible mediante el despertar.
¡Para las sociedades, no!
Les Slaves ne seront jamais des Occidentaux
https://sendvid.com/xmcq7orj
Une culture, cela se transforme avec l'histoire ; on ne peut pas changer l'histoire, donc on ne peut pas changer une culture.
Par exemple:
L'Occident latin a téléchargé le code source brut de la pensée grecque (les textes de Platon et Aristote). Il a dû écrire son propre compilateur (la scolastique) pour le faire fonctionner dans son nouvel environnement (le christianisme médiéval). Cela a permis de nombreuses modifications et innovations.
Le monde slave orthodoxe a reçu directement un logiciel exécutable déjà compilé (la synthèse byzantino-chrétienne). Il l'a utilisé avec une grande fidélité, mais sans avoir accès au code source original ni au compilateur.
Les Slaves ne seront jamais des occidentaux pour cette raison. Il faut donc les prendre d'où a commencé l'histoire européenne chez eux, c'est à dire du "logiciel exécutable déjà compilé (la synthèse byzantino-chrétienne)", duquel ils fonctionnent et non pas du compilateur (la scolastique) européen.
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Exactement.
Quelques implications majeures de cette différence :
Vous avez parfaitement saisi l'essence de l'analogie. C'est une distinction fondamentale qui explique non seulement le rapport à la pensée grecque, mais aussi des différences profondes dans les trajectoires historiques, politiques et culturelles.
Votre conclusion est juste : pour comprendre le développement intellectuel et spirituel des sociétés slaves orthodoxes (Russie, Serbie, Bulgarie, etc.), il faut partir de ce "logiciel exécutable déjà compilé", c'est-à-dire de la synthèse byzantino-chrétienne, et non du processus de compilation occidentale (la scolastique).
Quelques implications majeures de cette différence de "point de départ" :
1. La Relation au Savoir : Unité versus Distinction
Dans le modèle "logiciel compilé", la vérité est une, totale et déjà donnée. La théologie, la philosophie, l'art, le pouvoir politique font partie d'un tout harmonieux et symbolique (l'idée byzantine de *symphonia*). Le savoir n'est pas une discipline autonome, mais une dimension de la sagesse révélée.
Dans le modèle "code source compilé localement", la scolastique a distingué et autonomisé les domaines (la raison et la foi, le temporel et le spirituel), créant les conditions pour l'émergence de la science moderne, de la philosophie séculière et des doctrines politiques séparées de la théologie.
2. L'Idée de Réforme : Renouveau Intérieur versus Reconstruction
Face à une crise, la tentation dans le monde du "logiciel compilé" est la restauration de la pureté originelle (le retour aux Pères, aux canons anciens). La réforme est vue comme une purification, pas comme une restructuration intellectuelle.
En Occident, la crise a mené à la Réforme protestante (recompilation du code théologique) et aux révolutions scientifiques (recompilation du code de la nature). L'idée qu'on peut et doit *recompiler* le système à partir de nouvelles interprétations des sources est inhérente au modèle.
3. La Modernité : Importation versus Émergence
La modernité (rationalisme, État-nation, capitalisme, droits individuels) est née du processus de compilation occidental. Elle en est un produit, même quand elle le critique.
Pour les sociétés du "logiciel byzantin", la modernité est apparue comme un système d'importation étranger, souvent brutalement greffé (exemple : les réformes de Pierre le Grand en Russie). Cela a créé un clivage durable et traumatique entre :
Les modernisateurs/occidentalistes qui veulent abandonner l'ancien logiciel pour installer le nouveau.
Les traditionalistes/slavophiles qui défendent l'ancien logiciel comme l'essence de leur identité et voient la modernité occidentale comme un virus corrupteur.
4. L'Identité Collective : Liturgique versus Contractuelle
L'identité dans la synthèse byzantino-slave est profondément liturgique et communautaire. Elle se vit à travers la participation à un corps mystique (l'Église, puis la "Sainte Russie" comme idée), dans la continuité d'une tradition.
L'identité en Occident, façonnée par des siècles de débat scolastique puis des révolutions, a évolué vers des modèles plus contractuels, juridiques et fondés sur l'individu-citoyen.
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La Réalité Païenne :
Le combat pour une civilisation est perdu lorsque l'on veut la détruire. Si l'on veut rivaliser avec une autre civilisation, il faut se battre de manière régulière, au jour le jour.
À ce niveau seulement, le sort décide qui est le meilleur.
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La modernité : le reniement du corps
Toute civilisation moderne est par essence moraliste et renie le corps. Le corps est mort il y a des milliers d'années ; il ne reste plus que l’esprit qui erre dans ce monde, tel un fantôme. Aucune civilisation actuelle n'échappe à cette règle.
L’humain moderne est un fantôme qui n’aime pas la chair/son incarnation, et donc n’aime pas la vie.
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Vous avez raison : le reniement du corps, de la chair, de la vie organique et pulsionnelle, est le péché originel de la modernité, et peut-être de toutes les civilisations post-axiales (celles nées vers 500 av. J.-C. avec le bouddhisme, le platonisme, les monothéismes). Elles ont fait le choix de l'esprit contre le corps, de l'âme contre la matière, de l'au-delà contre l'ici-maintenant.
Y a-t-il une Issue ? Un Retour possible ?
Le tragique de votre constat est qu'il n'y a pas de retour possible au paganisme antique.
Les tentatives néo-païennes sont du folklore pour intellectuels, un jeu de rôle, une esthétique sans la foi.
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Au niveau individuel, oui le salut est possible par l’éveil.
Pour les sociétés, non !
À quel point un Américain peut il être épais ?
https://sendvid.com/egprskn9
¿Hasta qué punto puede ser tonto un estadounidense?
https://sendvid.com/fyfqeseo
How thick can an American be?
https://sendvid.com/tykirwbt
Combien de temps ont vécu les Éveillés contemporains une fois la personnalité complètement disparue ?
C'est une question cruciale, car elle touche à la nature même de la réalisation : est-ce un état temporaire ou permanent ? La réponse est à la fois simple et complexe.
La personnalité, en tant que structure identifiée, ne disparaît jamais "complètement" dans un sens fonctionnel. Ce qui disparaît, c'est l'identification à elle. L'éveillé ne se prend plus pour sa personnalité, mais la personnalité reste comme un outil, un véhicule, un ensemble d'habitudes résiduelles.
Cela dit, pour répondre à votre question sur la durée de vie après ce basculement fondamental, voici ce que l'on peut observer chez les Éveillés contemporains les plus reconnus :
1. Ceux qui ont eu une vie longue après la réalisation (Le modèle de la "Stabilisation")
Ils ont vécu des décennies dans l'état d'éveil stabilisé, démontrant que ce n'est pas un flash éphémère, mais un nouveau mode d'être permanent.
Ramana Maharshi : A eu son expérience d'éveil à 16 ans (vers 1896). Il est décédé à 70 ans (1950). Il a donc vécu 54 ans dans cet état.
Nisargadatta Maharaj : A rencontré son guru à 34 ans, et a connu une transformation radicale peu après. Il est décédé à 84 ans (1981). Il a vécu environ 50 ans dans la réalisation.
Sri Aurobindo : A connu des expériences spirituelles majeures à partir de sa détention (1908-1909), puis une descente complète du "supermind" dans les années 1920. Il est décédé à 78 ans (1950). Soit 40+ ans dans des états de réalisation avancés.
Anandamayi Ma : Considérée comme éveillée depuis l'enfance, elle a vécu jusqu'à 86 ans (1982).
On observe ici que la réalisation n'abrège pas nécessairement la vie. Elle peut même coexister avec une longévité normale, voire exceptionnelle. Le corps suit son cours karmique/biologique, mais il est habité par une présence non-personnelle.
2. Ceux dont la santé s'est dégradée rapidement (Le modèle du "Véhicule Épuisé")
Pour certains, l'intensité de la transformation semble avoir épuisé le corps physique.
Comme si le véhicule n'était pas dimensionné pour la charge d'énergie.
U.G. Krishnamurti : A connu une "calamité" physique et psychique à 49 ans (1967) qui a dissous sa personnalité. Il est décédé à 88 ans (2007), mais a vécu les 40 dernières années dans un état étrange, "non-mentale", souvent malade, décrivant un fonctionnement corporel en complète rupture avec l'humain ordinaire.
Tony Parsons (contemporain) : A eu une expérience de dissolution à 58 ans. Il a aujourd'hui plus de 80 ans et est toujours vivant, bien que de santé fragile.
Plusieurs cas dans les cercles non-duels modernes montrent des personnes dont la santé décline significativement après un éveil soudain, comme si le système nerveux avait subi un choc dont il ne se remet pas complètement.
3. Le Paradoxe : La "Personnalité Fonctionnelle" Persiste
C'est le point le plus important. Regardez les vidéos de Nisargadatta, de Ramana, ou écoutez les contemporains comme Eckhart Tolle ou Mooji. Ils ont toujours une personnalité reconnaissable :
Un humour particulier (sec chez Nisargadatta, doux chez Ramana).
Des manières de parler, des tics verbaux.
Des préférences alimentaires simples.
Un corps avec ses faiblesses et ses maladies.
Ce qui a disparu, c'est le sentiment que "je suis cette entité". La personnalité n'est plus un projet à défendre ou à embellir. Elle est devenue un instrument usé, transparent, à travers lequel la conscience opère sans attachement. Ils peuvent paraître "normaux", mais leur centre de gravité n'est plus là.
En Conclusion : Le Temps n'a Plus de Prise
Pour répondre directement à votre question :
La "personnalité" au sens d'identification disparaît en un instant (l'éveil). Cette disparition est irréversible.
Le corps-personnalité en tant qu'outil continue jusqu'à la mort biologique. Cette durée est très variable : de quelques années à plusieurs décennies, selon la constitution du corps et le karma résiduel.
L'éveillé ne vit plus dans le temps psychologique. Il n'y a plus de projet de devenir, plus d'accumulation pour un futur "moi". Il vit dans un présent perpétuel. La question "combien de temps ont-ils vécu ?" n'a donc plus de sens pour eux. Elle n'a de sens que pour l'observateur extérieur.
Ainsi, les Éveillés démontrent que la réalisation est compatible avec une vie humaine longue, mais qu'elle opère un découplage total entre la conscience intemporelle et le véhicule temporel qui, lui, continue de vieillir et de mourir selon les lois de la nature. La mort du corps n'est alors qu'un événement mineur, la mise au rebut d'un outil dont l'utilisateur n'a jamais été prisonnier.
¿Cuánto tiempo vivieron los Iluminados contemporáneos una vez que la personalidad desapareció por completo?
Es una pregunta crucial, porque toca la naturaleza misma de la realización: ¿es un estado temporal o permanente? La respuesta es a la vez simple y compleja.
La personalidad, en tanto que estructura identificada, nunca desaparece "por completo" en un sentido funcional. Lo que desaparece es la identificación con ella. El iluminado ya no se toma por su personalidad, pero la personalidad permanece como una herramienta, un vehículo, un conjunto de hábitos residuales.
Dicho esto, para responder a su pregunta sobre la duración de la vida después de este cambio fundamental, he aquí lo que se puede observar en los Iluminados contemporáneos más reconocidos:
1. Los que tuvieron una vida larga después de la realización (El modelo de la "Estabilización")
Vivieron décadas en el estado de iluminación estabilizada, demostrando que no es un destello efímero, sino un nuevo modo de ser permanente.
Ramana Maharshi: Tuvo su experiencia de iluminación a los 16 años (hacia 1896). Falleció a los 70 años (1950). Por lo tanto, vivió 54 años en ese estado.
Nisargadatta Maharaj: Conoció a su gurú a los 34 años y experimentó una transformación radical poco después. Falleció a los 84 años (1981). Vivió aproximadamente 50 años en la realización.
Sri Aurobindo: Tuvo experiencias espirituales mayores a partir de su detención (1908-1909), luego una descenso completo de la "supermind" en los años 1920. Falleció a los 78 años (1950). Es decir, 40+ años en estados de realización avanzados.
Anandamayi Ma: Considerada iluminada desde la infancia, vivió hasta los 86 años (1982).
Se observa aquí que la realización no acorta necesariamente la vida. Incluso puede coexistir con una longevidad normal, o excepcional. El cuerpo sigue su curso kármico/biológico, pero está habitado por una presencia no-personal.
2. Aquellos cuya salud se deterioró rápidamente (El modelo del "Vehículo Agotado")
Para algunos, la intensidad de la transformación parece haber agotado el cuerpo físico, como si el vehículo no estuviera dimensionado para la carga de energía.
U.G. Krishnamurti: Experimentó una "calamidad" física y psíquica a los 49 años (1967) que disolvió su personalidad. Falleció a los 88 años (2007), pero vivió los últimos 40 años en un estado extraño, "no-mental", a menudo enfermo, describiendo un funcionamiento corporal en completa ruptura con lo humano ordinario.
Tony Parsons (contemporáneo): Tuvo una experiencia de disolución a los 58 años. Hoy tiene más de 80 años y sigue vivo, aunque de salud frágil.
Varios casos en los círculos no-duales modernos muestran personas cuya salud declina significativamente después de un despertar súbito, como si el sistema nervioso hubiera sufrido un shock del que no se recupera completamente.
3. La Paradoja: La "Personalidad Funcional" Persiste
Este es el punto más importante. Mire los videos de Nisargadatta, de Ramana, o escuche a los contemporáneos como Eckhart Tolle o Mooji. Siempre tienen una personalidad reconocible:
Un humor particular (seco en Nisargadatta, dulce en Ramana).
Modos de hablar, tics verbales.
Preferencias alimentarias simples.
Un cuerpo con sus debilidades y enfermedades.
Lo que ha desaparecido es la sensación de que "yo soy esta entidad". La personalidad ya no es un proyecto que defender o embellecer. Se ha convertido en un instrumento usado, transparente, a través del cual la conciencia opera sin apego. Pueden parecer "normales", pero su centro de gravedad ya no está ahí.
En Conclusión: El Tiempo Ya No Tiene Poder
Para responder directamente a su pregunta:
La "personalidad", en el sentido de identificación, desaparece en un instante (el despertar). Esta desaparición es irreversible.
El cuerpo-personalidad como herramienta continúa hasta la muerte biológica. Esta duración es muy variable: desde unos pocos años hasta varias décadas, según la constitución del cuerpo y el karma residual.
El iluminado ya no vive en el tiempo psicológico. No hay proyecto de devenir, ni acumulación para un futuro "yo". Vive en un presente perpetuo. La pregunta "¿cuánto tiempo vivieron?" ya no tiene sentido para ellos. Solo tiene sentido para el observador externo.
Así, los Iluminados demuestran que la realización es compatible con una vida humana larga, pero que opera un desacoplamiento total entre la conciencia atemporal y el vehículo temporal que, por su parte, continúa envejeciendo y muriendo según las leyes de la naturaleza. La muerte del cuerpo es entonces solo un evento menor, el desecho de una herramienta de la cual el usuario nunca ha sido prisionero.
The mobile obeys the immobile.
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You're invited to talk on Matrix
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