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Le point de vue d'Evola sur Mussolini.

La vision de Julius Evola concernant Benito Mussolini et le fascisme italien était complexe, marquée à la fois par des alignements idéologiques significatifs et des critiques profondes. Evola jugeait Mussolini non pas d'un point de vue politique conventionnel, mais à travers le prisme de sa vision du monde ésotérique, anti-moderne et aristocratique.

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Points d'alignement et d'appréciation
1. Anticommunisme et antilibéralisme : Evola soutenait fermement l'opposition du fascisme à la démocratie libérale, au matérialisme et au communisme. Il y voyait des manifestations de la "décadence" moderne qu'il exécrait.
2. Principe autoritaire : Il appréciait l'accent mis par le fascisme sur la hiérarchie, l'ordre et l'autorité de l'État, qui résonnait avec son idéal d'une société "traditionnelle" gouvernée par une élite spirituelle.
3. Nationalisme et symbolisme romain : Evola valorisait la tentative du fascisme de reconnecter l'Italie avec son passé impérial romain, bien qu'il considérait souvent cela comme superficiel.

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Critiques fondamentales et dédain
La critique principale d'Evola était que le fascisme n'était pas assez radical ou traditionnel. Il le considérait comme un mouvement de masse moderne et compromis, loin de son idéal réactionnaire.

1. Un mouvement "bourgeois" et populaire : Evola méprisait le fascisme en tant que mouvement de la petite bourgeoisie et des masses, manquant d'une véritable fondation aristocratique ou spirituelle. Il le voyait alimenté davantage par le sentiment nationaliste et l'émotion que par un principe métaphysique transcendant.
2. Absence de vraie hiérarchie spirituelle : Pour Evola, l'autorité ultime devait découler d'une source sacrée, supra-humaine (le roi "traditionnel" ou l'élite sacerdotale). Il considérait l'État mussolinien comme essentiellement séculier, étatiste et volontariste, non enraciné dans un véritable ordre métaphysique.
3. Insuffisamment antichrétien : Alors que Mussolini avait fait la paix avec le Vatican (accords du Latran), Evola voyait dans le catholicisme une "religion d'esclaves" spirituellement égalitaire qui avait détruit le véritable héritage indo-européen de l'Europe. Il croyait que le fascisme devait restaurer une "race spirituelle" de style romain pré-chrétien.
4. Questions raciales : Evola était profondément impliqué dans la théorie raciale, mais son concept était principalement spirituel et métaphysique ("la race de l'âme et de l'esprit"). Il trouvait que les lois raciales d'inspiration nazie adoptées par Mussolini étaient une distorsion vulgaire et matérialiste. Il exposa cela dans son livre *Synthèse de la doctrine de la race* (1941), qui tenta de fournir une base "spirituelle" au racisme pour plaire à Mussolini.

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Résumé
Au fond, Evola considérait Mussolini comme une figure potentiellement utile mais profondément imparfaite. Il voyait dans le fascisme un pas partiel et imparfait vers un ordre Traditionnel, mais un pas finalement corrompu par le populisme, la modernité et un manque de rigueur spirituelle authentique. La position d'Evola était celle d'un puriste réactionnaire radical qui jugeait tous les mouvements politiques du vingtième siècle – y compris le fascisme – et les trouvait insuffisants face à sa vision idéalisée d'une civilisation hiérarchique pré-moderne.

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J'écoutais Bronze Age Pervert, et je pensais à quel point ces plébéiens comprennent peu la Tradition. Tout est dans le physique, seulement dans ce qui est superficiel. Du mouvement *Make America Great Again*, aux *Groypers*, en fait à tous les mouvements suprémacistes, tout pue.

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